Pour réaliser le diagnostic du sol, vous pouvez télécharger les deux documents suivants :
Le saviez-vous ?
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Le site sur lequel vous allez réaliser le test comporte probablement des zones distinctes en termes de relief, de couverture du sol, de degré d’intervention humaine, d’historique, etc. Or, ces critères ont une influence directe sur la qualité du sol. Parmi ces zones, choisissez celle sur laquelle vous souhaitez réaliser le diagnostic.
Avant de mettre les mains dans la terre, il est important de bien observer l’état de surface de la zone de diagnostic (couvert végétal, signes d’activité biologique, etc.), qui contrôle les échanges d’air et d’eau entre le sol et l’atmosphère.
La couverture du sol
Il faut éviter de laisser un sol nu ! La présence d’un couvert végétal (herbe, végétation spontanée, etc.) ou de résidus de végétation en surface (paillis, copeaux de bois, feuilles mortes, etc.) est bénéfique. En effet, en plus de constituer un garde-manger et un habitat pour les microorganismes, un couvert protège notamment la surface du sol de la battance (destruction de la structure du sol lors de fortes pluies).
Galeries et turricules de vers de terre
Les vers de terre sont essentiels au fonctionnement du sol : ils incorporent et décomposent la matière organique et ils creusent des galeries qui améliorent la structure du sol, c’est-à-dire l’organisation de ses particules élémentaires en petites mottes, les agrégats, favorisant ainsi l’infiltration des eaux et la croissance des racines. En surface, ils laissent des traces de leur activité : les turricules. Il s’agit de petits monticules de déjections.
Après avoir examiné la surface du sol, nous vous invitons à extraire un bloc de terre, sur lequel diverses observations pourront être réalisées. La première observation consiste à identifier d’éventuels « horizons » dans le bloc extrait.
La couleur du sol
La couleur du sol renseigne de précieux indices sur certaines de ses propriétés ou son (dys-)fonctionnement : teneur en matière organique, présence d’éléments grossiers et problèmes d’évacuation de l’eau.
Si le sol est de couleur homogène, c’est-à-dire unie ou presque sur l’ensemble de l’horizon étudié, sa couleur est généralement liée aux principaux pigments du sol :
- Si le sol est brun, c’est lié à la présence de matière organique. En fonction de la quantité et de la qualité de la matière organique, la couleur du sol variera du brun foncé (terreau, humus forestier) au brun clair (sol de culture ou de prairie). Si elle est absente (sol profond ou sol remanié), des couleurs jaune, ocre ou orangé apparaissent.
- Si le sol est noir, cela peut être lié à la présence de cendres, de scories ou de charbon. Dans ce cas, des précautions peuvent être prises avant d’y installer un potager.
- Si le sol est gris, gris-bleu voire gris-vert, cela signifie que le sol ne contient plus d’oxygène pour les organismes qui y vivent. Cela est généralement du à un engorgement en eau, l’air étant remplacé par l’eau dans les pores du sol.
Parfois, le sol est de couleur hétérogène, présentant des taches ou un bariolage de couleur. Ces différences de couleur peuvent être dues soit :
- À la présence d’une charge caillouteuse naturelle ou d’impuretés (ex. déchets de chantier).
- À des épisodes d’engorgement en eau temporaires. On parle alors de « tâches d’hydromorphie » (cas typique : taches rouille sur fond gris).
La structure du sol
La structure du sol fait référence à l’organisation des particules du sol en agrégats (petites mottes) qui se forment sous l’action des organismes du sol (bactéries, racines, hyphes de champignon). L’espace créé entre les particules laisse des volumes vides (les pores du sol), qui permettent à l’eau, à l’air et aux racines de se frayer un chemin dans le sol et offre un habitat pour les animaux du sol.
La figure suivante vous donne un aperçu de ce que vous observeriez si vous pouviez zoomer sur une motte de terre.
La texture du sol
Le sol est loin d’être une « masse uniforme » et possède des particules de tailles et propriétés diverses. La texture, ou granulométrie fait référence à la taille des particules minérales qui constituent le sol.
Parmi ces particules, on distingue les argiles (2 μm), les limons (2-50 μm) et les sables (50 μm – 2 mm). On considère comme cailloux, ou «éléments grossiers» les éléments de taille supérieure à 2 mm. Il est essentiel de pouvoir estimer la texture du sol, car celle-ci contrôle plusieurs de ses propriétés, comme la capacité à stocker de l’eau ou à retenir des nutriments pour les plantes.
La vie du sol
Le sol est un écosystème à part entière, qui comporte une multitude de niches écologiques, à toutes les échelles. En conséquence, on estime que les sols abritent environ 60 % de la biodiversité terrestre, avec une majorité d’espèces qui sont encore inconnues ! La chaîne alimentaire du sol est alimentée par les résidus végétaux. Par leur activité, les organismes participent à de nombreuses des fonctions du sol : recyclage des nutriments nécessaires à la croissance des plantes, maintien d’une structure favorable à l’enracinement et à la circulation de l’air et de l’eau, décomposition de nombreux polluants, etc.
Pour aller plus loin, divers protocoles et outils connexes peuvent vous aider à évaluer avec plus de précision la qualité de votre sol. Retrouvez toutes les ressources utiles par ici.
