Ressources
Vous avez réalisé votre diagnostic, et souhaitez aller plus loin ? Retrouvez ici tous les protocoles et outils connexes pour affiner les conclusions du diagnostic, ou en cas de besoins spécifiques.
Pour les conseils de gestion du sol, rendez-vous dans la section Recommandations.
Comment faire analyser mon sol ?
Je suspecte une contamination de mon sol
Lors du diagnostic IQSW-citoyen, certaines observations peuvent aller de pair avec une contamination du sol : présence d’éléments artificiels, odeur d’hydrocarbures et/ou une couleur noire du sol.
Il faut toutefois bien noter qu’au stade de l’IQSW-citoyen, ces observations restent des indices faisant seulement suspecter une contamination du sol. Une contamination réelle ne peut être confirmée que par une analyse de laboratoire. Pour des premières indications quant au risque associés aux éléments grossiers observés, rendez-vous dans la section dédiée ci-dessous !
L’outil SANISOL permet aux jardiniers amateurs cultivant sur des terrains potentiellement pollués aux éléments traces métalliques d’obtenir, sur base d’analyses de laboratoire, des recommandations personnalisées sur les pratiques de jardinage et la consommation de légumes.
Je m'inquiète quant à la présence de pesticides ou de PFAS dans mon sol : que faire ?
L’IQSW-citoyen et SANISOL ne pourront pas directement vous aider à déterminer si votre sol contient des polluants tels que les pesticides ou les PFAS. Si vous souhaitez faire analyser votre sol quant à ces composés, adressez-vous directement à un bureau d’experts agréés en région wallonne.
Je veux savoir si mon sol est fertile
Vous désirez réaliser une analyse complète de la fertilité chimique de votre sol : teneur en éléments nutritifs (azote, phosphore, potassium, …), pH, texture, matière organique ?
REQUASUD est un réseau de laboratoires provinciaux wallons qui offre divers services, dont l’analyse de sol destinée aux particuliers et des conseils de fertilisation personnalisés. Pour plus d’infos (prélèvement, tarif, transport de l’échantillon), contactez le laboratoire le plus proche de chez vous, ou la centrale REQUASUD : requasud@cra.wallonie.be (081/87.58.96).
Saviez-vous que des paramètres physiques et chimiques du sol tels que sa texture ou son acidité peuvent déjà être estimés par des observations de terrain ? Rendez-vous dans le point « La fertilité du sol » pour en savoir plus !
Plantes exotiques envahissantes : comment les reconnaître et éviter leur expansion ?
Les plantes exotiques envahissantes peuvent être problématiques pour la biodiversité et l’installation d’un potager. Pour pouvoir identifier les plantes exotiques envahissantes les plus problématiques, consultez les fiches de reconnaissance de la Cellule interdépartementale Espèces invasives (CiEi).
Retrouvez toutes les infos sur ces plantes, apprenez à les reconnaître et à les gérer sur le portail wallon de l’Environnement :
Si vous avez observé des plantes exotiques envahissantes lors du diagnostic, encodez vos observations sur la plateforme officielle de la région wallonne.
Retrouvez ici des protocoles et des guides d’observation pour aller plus loin dans le diagnostic :
Les éléments grossiers artificiels : prudence !
Les sections suivantes présentent les matériaux qui sont le plus susceptibles d’être associés à une contamination du sol. Si vous avez repéré l’un de ces éléments dans la zone de diagnostic, nous vous invitons à la prudence, notamment si vous comptez y installer un potager.
Matériaux noirs
Les matériaux de couleur noire, tels que du charbon, des cendres, des scories, des mâchefers, doivent éveiller votre attention. En effet, ceux-ci peuvent être associés notamment à une pollution des sols en éléments traces métalliques, en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou en benzène. Pour vous aider à les reconnaître, voici quelques exemples.
Vous pouvez faire analyser votre sol quant aux éléments traces métalliques* grâce à l’outil SANISOL.
*Les éléments traces métalliques regroupent notamment l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le cuivre (Cu), le mercure (Hg), le nickel (Ni), le plomb (Pb) et le zinc (Zn). Ils sont souvent qualifiés sous le terme « métaux lourds ».
Pour faire analyser votre sol quant à d’autres polluants (hydrocarbures, huiles minérales, HAP, etc.), vous pouvez prendre contact avec un bureau d’experts agréés en région wallonne.
Gravats de démolition
Des gravats de démolition (mélange de briques, mortier, béton, …) peuvent aussi être liés à une pollution.
Vous pouvez faire analyser votre sol quant aux éléments traces métalliques* grâce à l’outil SANISOL.
*Les éléments traces métalliques regroupent notamment l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le cuivre (Cu), le mercure (Hg), le nickel (Ni), le plomb (Pb) et le zinc (Zn). Ils sont souvent qualifiés sous le terme « métaux lourds ».
Pour faire analyser votre sol quant à d’autres polluants (hydrocarbures, huiles minérales, HAP, etc.), vous pouvez prendre contact avec un bureau d’experts agréés en région wallonne.
Matériaux amiantés
Les matériaux contenant de l’amiante ont été largement utilisés par le passé, en raison de leurs propriétés isolantes et ignifuges, utiles pour la protection contre les incendies.
Suite à la mise en lumière du danger sanitaire qu’elle représente, l’amiante a été interdite à la vente en 1998 en Belgique, et les matériaux amiantés n’étaient déjà plus fabriqués dès 1997. Le « scandale Eternit® » a en effet révélé que de nombreux travailleurs dans les usines de fabrication ont développé des maladies respiratoires mortelles, suite à l’inhalation prolongée de fibres d’amiante.
Où se trouvent-ils ?
Malgré leur interdiction, on retrouve encore des matériaux amiantés un peu partout : sur les toits, dans les murs, dans les installations et … dans les sols. Même si actuellement, toutes les précautions sont prises lors de la démolition de bâtiments contenant de tels matériaux, les gravats de démolition plus anciens, à terme utilisés pour remblayer le sol, sont susceptibles d’en contenir.
Il existe deux « types » de matériaux amiantés :
- Amiante liée à fibrociment à base d’amiante (Eternit®) : ardoises, plaques ondulées, bacs à fleurs, plaques planes (Onduline®, panneaux basse densité pour protection antifeu), conduites de ventilation et de cheminées, etc.
- Amiante non-liée (la plus dangereuse) à flocage, isolation calorifuge, plâtre mural, etc.
N.B. : Les matériaux fabriqués à une date ultérieure à 1998 ne contiennent pour sûr pas d’amiante.
Comment les reconnaître dans le sol ?
Si vous observez l’un des matériaux suivants dans/sur votre sol, votre sol est potentiellement contaminé à l’amiante :
- Ardoises artificielles (fibrociment)
- Tôles ondulées (fibrociment)
- Tôles ondulées (bitumées)
- Bac à fleurs en amiante-ciment
Attention : si vous repérez l’un des matériaux suspects listés ci-dessus, il faut éviter de le casser ou le briser au risque de libérer des fibres nocives !
Pour faire analyser votre sol quant à l’amiante, vous pouvez prendre contact avec un bureau d’experts agréés en région wallonne.
La fertilité du sol
Estimation de l’acidité du sol
Test du chou rouge : saviez-vous que le jus de cuisson du chou rouge est un indicateur d’acidité ? Observez les variations de couleur du jus lorsqu’il est mélangé à votre sol.
Vous pouvez également vous procurer un kit pH disponible dans les jardineries.
La texture
Test de sédimentation : avec une bouteille d’eau et en utilisant le principe de la décantation, il est possible d’estimer la quantité de particules sableuses, limoneuses et argileuses du sol.
La structure
Le test VESS (Evaluation Visuelle de la Structure des horizons de surface des sols cultivés) est un test répandu permettant de classer les agrégats en cinq catégories.
Slake test : après un petit bricolage, voyez comment une petite motte de sol se dégrade (ou pas) en l’immergeant dans l’eau (stabilité des agrégats) ! Ce test peut également être réalisé via une application pour smartphone.
La capacité d'infiltration
Test d’infiltration : estimez la quantité d’eau que votre sol est capable d’absorber en vous munissant seulement d’une boîte de conserve.
La vie du sol
La faune du sol
De nombreux protocoles existent déjà pour observer et reconnaître les animaux qui peuplent votre jardin :
Le programme QUBS (suivi participatif de la QUalité Biologique des Sols) vise à évaluer la diversité et l’abondance des invertébrés dans les jardins. QUBS propose des protocoles tels que la fabrication d’un aspirateur à insectes ou de divers pièges… Rendez-vous sur la plateforme en ligne QUBS pour les découvrir !
Jardibiodiv, l’observatoire participatif de la biodiversité des sols, propose également des protocoles de fabrication de pièges à insectes (piège au vinaigre, ou piège « éthique »). Créé en juillet 2017 par des chercheurs français (INRAE et Sol &co), Jardibiodiv comptabilise plus de 2000 participations, majoritairement en France.
L’OPVT (Observatoire participatif des Vers de terre, coordonné par l’Université de Rennes I) propose aussi des protocoles centrés sur l’observation des vers de terre et une clé d’identification.
Les microorganismes du sol
Les microorganismes du sol, ce sont notamment les bactéries et les champignons qui peuplent le sol. Dans un gramme de terre, il y plusieurs milliards de bactéries. Très actifs et diversifiés, ils sont malheureusement trop petits pour qu’on puisse les observer à l’œil nu. On peut toutefois estimer leur activité, via un protocole très simple, basé sur l’observation de la décomposition… d’un slip, ou d’un sachet de thé :
- Plusieurs protocoles existent pour le test du slip : en voici un exemple.
- La méthodologie du Tea bag index, simple et peu onéreuse, permet d’estimer la vitesse de décomposition de la matière organique, en enterrant des sachets de thé.
Les plantes indicatrices
Découvrez ce que les plantes vous disent au sujet du sol avec la fiche Plantes indicatrices.
Les vers invasifs
On connaît les plantes invasives… mais avez-vous entendu parler des vers invasifs ? Des espèces de vers plats ont en effet atteint l’Europe via l’importation de plantes en pots, et menacent aujourd’hui la biodiversité de nos jardins. Vous pouvez aider les chercheurs à faire l’inventaire des espèces présentes en Belgique et à cartographier leur distribution via le FlatwormWatch Projet (sciences participatives).
Aide à l'utilisation du Géoportail wallon
Pour connaître l’historique de votre terrain via des photos aériennes historiques, ou visualiser la carte des sols, rendez-vous sur la fiche relative au Géoportail de la Wallonie.
Éviter de laisser le sol nu
Au potager, semer un engrais vert à l’automne, avant les premières gelées, est conseillé pour protéger la surface du sol et apporter des nutriments. Par exemple : le seigle, la féverolle d’hiver, la vesce d’hiver, la moutarde blanche. Suivez les conseils d’Adalia pour tout savoir sur les engrais verts.
Appliquer un paillage au potager est une excellente idée. Attention toutefois, celui-ci doit être équilibré, c’est-à-dire avoir un bon rapport C/N (carbone/azote), et il vaut moins privilégier des apports réduits mais fréquents. Pour en savoir plus, consultez le Guide d’observation et pistes d’action pour des sols vivants en maraîchage (2018) – fiche 4 Pailler-Mulcher (p.56).
Limiter l’utilisation de pesticides
Jardiner sans pesticides, c’est possible ! Il existe de nombreuses alternatives, et des petits compagnons peuvent aussi vous y aider.
Minimiser les perturbations liées au travail du sol
Si la structure de votre sol est fortement dégradée, un travail du sol peut permettre de la régénérer à court terme, à condition de la pratiquer dans de bonnes conditions ! Retrouvez plus de conseils et de ressources dans le Guide d’observation et pistes d’action pour des sols vivants en maraîchage (2018) – fiche 9 « Réaliser un décompactage mécanique » – p.60.
Apporter de la matière organique
Quelque soit la nature de la zone (potager, pelouse, champ, etc.), apporter de la matière organique permet de favoriser toutes les fonctions du sol. Pour gérer au mieux les amendements, consultez le Guide de bonnes pratiques pour le respect de l’environnement dans les activités de jardinage (2009) – chapitre 1 « Les engrais ». Vous y apprendrez notamment qu’il est important de favoriser les apports organiques plutôt que minéraux.
Sur une pelouse, le mulching est votre allié.
Au potager, vous pouvez appliquer un compost ou un paillage. Le Guide des bonnes pratiques pour composter les déchets de cuisine et du jardin (2022) vous donne des conseils. Choisissez une technique adaptée à la taille de votre jardin : un compost en tas pour un grand jardin, le bac ou silo à compost pour un jardin moyen et un fût à compost pour un petit jardin.
- Découvrez comment améliorer le fonctionnement de votre sol de manière générale grâce au Guide de bonnes pratiques pour le respect de l’environnement dans les activités de jardinage (2009).
- Apprenez les bonnes pratiques en termes de compostage avec le Guide des bonnes pratiques pour composter les déchets de cuisine et du jardin (2022).
- Découvrez tous les conseils pour réaliser un potager avec le Guide d’observation et pistes d’action pour des sols vivants en maraîchage (2018).
Vous cherchez à consulter les références mentionnées dans votre rapport de recommandations reçu suite au diagnostic ? Ou vous souhaitez simplement apprendre à mieux gérer votre sol ? Voici quelques conseils pour un sol en bonne santé.
Pour en savoir plus
Vous êtes à la recherche de ressources pertinentes pour vous informer de manière générale sur les sols ? Vous êtes au bon endroit !
Vous cultivez un potager, et souhaitez obtenir des conseils spécifiques aux légumes cultivés (par exemple, quels sont les légumes à privilégier sur un sol sableux) ? Rendez-vous sur la plateforme BioCérès
Vous avez peut-être déjà entendu parler de la Fresque du Climat… mais saviez-vous que les sols ont, eux aussi, leur fresque ? Rendez-vous sur le site de la Fresque du Sol pour connaître les dates des prochaines formations. Ce concept développé en France s’exporte chez nous avec de plus en plus de formateurs en Belgique ! Vous pouvez également vous former vous-même sur les sols, en téléchargeant les ressources ludiques.
- Un chouette site d’informations destinés aux jardiniers amateurs : Sous nos pieds
- Des fiches informatives, classées par propriété de sol : programme Prosensols
